BIOGRAPHIE SOMMAIRE

Bernard Binlin Dadié est né en 1916 à Assinie en Côte d'Ivoire. Il est marié à Rosa Assamala Kablan Koutoua et est père de 9 enfants.
Ancien Élève de la Section Administrative de l'École Normale William Ponty de Gorée au Sénégal (1935-1936) dans l'ancienne Afrique Occidentale Française (AOF), il a d'abord servi à la Direction Générale de l'Enseignement à Dakar (1936-1947) avant de passer à la Bibliothèque - Archives du Palais Verdier, devenu Institut Français d'Afrique Noire (I.F.A.N) en 1938, sous la direction de Théodore Monod.
En 1947, retourné volontairement en Côte d'Ivoire, Bernard Dadié met sa plume de journaliste et son talent d'écrivain au service de la lutte politique et sociale au sein du Rassemblement Démocratique Africain (RDA).
Sa qualité d'écriain s'affirme avec sa participation au tout premier numéro de la revue Présence Africaine sous la dirction de Alioun Diop.
Son engegement politique, journalistique et littérairre lui vaudra 1 an et demi d'emprisonnement à Grand-Bassam (1949-1950).
Aujourrd'hui centenaire, Bernard Binlin Dadié est un trésor ivoirien et africain mondialement honoré et admiré.
La Bibliothèque-Archives Bernard Binlin Dadié veille sur son oeuvre immense et sur une importante documentation qui illustre son appétit de savoirs et la diversité de ses intérêts. 

 

  • Né en 1916 à Assinie en Côte d’Ivoire, marié à Rose AssamalaKoutoua, 9 enfants.

 

  • 1934-36 :Élève à l’École William Ponty, Gorée-Dakar, Section administrative.

 

  • 1936-47 :Sujet français, puis à partir de 46, Français assimilé de l’Union française, il sert à Dakar dans le Gouvernement colonial de l’époque, dans le cadre secondaire réservé aux « indigènes » à la Direction Générale de l’Enseignement, puis à la Bibliothèque-Archives qui deviendra ; après la guerre de 39-45, l’Institut Français d’Afrique Noire (IFAN).

 

  • 1943-1945 : Secrétaire Général de la Section Dakaroise du Comité d’Études Franco-Africaines

 

  • 1945-1946 : Membre de l’Union Démocratique Sénégalaise, Section du RDA.

 

  • 1947 : Retour en Côte d’Ivoire en mars pour y continuer la lutte anticoloniale.

 

  • 1947-1953 :Le militant Dadié, en congé de son administration pour convenance personnelle, désormais sans ressources, vivote en ouvrant une boutique de babioles à Agboville et en faisant le petit commerce des « denrées coloniales ».  Il est Responsable à la Presse du PDCI-RDA, auprès du Comité Directeur. Il y continue une activité journalistique commencée à Dakar avec La Communauté, puis l’organe du RDA : RÉVEIL

 

  • 1949-1950 :Emprisonnement à Bassam avec sept autres membres du Comité Directeur du PDCI-RDA. Après une prévention de plus d’une année, il est condamné avec sursis, et interdit d’écriture. Il n’en continue pas moins sous des pseudonymes son activité de journaliste dans Le Démocrate.

 

  • 1952-1953 :Après une nouvelle incarcération de trois mois à Abidjan pour la révision du Procès de Bassam, il retrouve un poste d’archiviste-bibliothécaire à l’IFAN de son pays.

 

  • 1957 :Il est appelé à occuper, successivement dans les années qui suivent, les postes de Chef de cabinet du Ministre de l’Éducation Nationale, puis de Directeur des Services de l’Information, Directeur des Affaires Culturelles, Directeur de la Commission Nationale de la fondation Félix Houphouët-Boigny  (Institut Africain de Recherches historiques et Politiques)

 

  • 1964 à 1972 :Membre et Vice-président du Conseil Exécutif de l’UNESCO.

 

  • 1976 à 1977 :Membre du Conseil Économique et Social.

 

  • 1977 à 1986 :Ministre des Affaires Culturelles, Président de la Conférence Générale de l’Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT) de 77 à 79.

 

  • Depuis 1986 : Retraite active tant sur le plan de l’engagement littéraire que politique. Il reste un contemporain de son temps. Toutes ses années de production ont été couronnées par le Prix de l’UNESCO décerné en 2016.

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